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	<title>Bernard Prum &#8211; Cronopio.MX</title>
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	<description>Periodismo Cultural</description>
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		<title>Adéïen</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bernard Prum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Dec 2015 03:33:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Creación literaria]]></category>
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					<description><![CDATA[La première fois que les habitants de la Patrie furent confrontés à l’adéien, ce fut lors d’un discours télévisé du Président Protecteur Suprême : «À partir d’aujourd’hui, tous les citoyens du pays vont décocharter la Patrie. Ce sera l’objectif premier de chacun, nous serons tous des décocharteurs convaincus, actifs, permanents. Matin, midi, soir, tous, nous &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" loading="lazy" class="  wp-image-1737 alignleft" src="http://www.cronopio.mx/fabricaweb/wp-content/uploads/periodico-lemondpsd.jpg" alt="periodico lemondpsd" width="255" height="362" />La première fois que les habitants de la Patrie furent confrontés à l’adéien, ce fut lors d’un discours télévisé du Président Protecteur Suprême :
</p>
<p style="text-align: justify;">«À partir d’aujourd’hui, tous les citoyens du pays vont décocharter la Patrie. Ce sera l’objectif premier de chacun, nous serons tous des décocharteurs convaincus, actifs, permanents. Matin, midi, soir, tous, nous décocharterons infatigablement&#8230;».
</p>
<p style="text-align: justify;">Les chroniqueurs comptèrent soixante dix-huit apparitions de décocharter et de mots de sa famille dans ce discours. Personne ne sut précisément ce qu’il pouvait signifier, les érudits cherchèrent en vain dans leurs gros livres de quelle racine il dérivait, mais personne n’osa s’interroger trop ouvertement sur le sens à donner à cette nouvelle directive, la Police Politique omniprésente pouvait frapper à tout moment : un vieil artiste s’étant esclaffé dans un bar “mais ça ne veut rien dire !” fut retrouvé étouffé sur la Place du Palais Présidentiel, portant au cou un écriteau «je ne décochartais pas !».
</p>
<p style="text-align: justify;">Durant quelques semaines les journaux titrèrent donc en première page «Ensemble nous décocharterons la Patrie !», «Un décocharteur récompensé pour son action», «Villebelle à la première place du décochartage». Bien sûr les discours des ministres ou des alcades municipaux reprenaient abondamment le slogan et des individus inquiétants demandaient aux passants «Avez vous bien décocharté aujourd’hui ?», ce à quoi il fallait mieux répondre avec conviction : «Oui, bien sûr, beaucoup, et demain je décocharterai encore davantage».
</p>
<p style="text-align: justify;">Puis apparut le mot cotri. Des encarts publicitaires imposés par le gouvernement demandaient «Etes vous cotri ?» ou engageaient «Soyez cotri !!». De douces voix féminines interrompaient les programmes de radio pour susurrer, sur fond de musique suave «Papa est cotri, Maman est cotrie et tous les enfants sont vraiment cotris». Et quand un citadin croisait un autre citadin, il devint usuel qu’ils échangeassent un «Cotri ?? – oui, bien sûr, et vous, cotri ?? – oh que oui !»
</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, tous les citoyens cotris décochartaient résolument.<br />
Puis arrivèrent ensemble deux expressions : la donémie laugabe (“Les décocharteurs ne redoutent pas la donémie laugabe» ; «Quand on est cotri, on affronte la donémie laugabe») et le soreillon parome («On trouve de plus en plus de soreillon parome» ; «Toutes nos forces sont mobilisées contre le soreillon parome»). Toutes deux traduisaient une inquiétude d’autant plus pernicieuse qu’elle n’était pas identifiée. Certains tentèrent de parler de donémie parome ou de soreillon laugabe, mais ces néologismes ne furent pas autorisés.
</p>
<p style="text-align: justify;">Et malgré la donémie laugabe et le soreillon parome, les citoyens, toujours plus cotris ne cessaient de décocharter.
</p>
<p style="text-align: justify;">La presse étrangère – et d’abord celle des pays francophones – s’empara très vite du phénomène. Un éditorialiste du Monde de Paris intitula son texte : «Une langue vide» ; il baptisa cette façon de parler l’adéien – du grec αδειοζ, vide. Un Professeur de la Sorbonne expliquait dans un colonne voisine :     «Après bien des répressions matérielles, nos voisins sont victimes d’une agression sans précédent : ils sont peu à peu privés d’un langage porteur de sens ; ils sont contraints d’aligner des mots, voire des phrases composées de mots dont ils ne comprennent pas le sens – et pour cause, ils n’ont pas de sens.   Parler pour ne rien dire estompe peu à peu la faculté de raisonner ; donner automatiquement à une question sans contenu une réponse inepte, c’est perdre le sens, c’est voir ses capacités d’analyse et de critique disparaître peu à peu. Le Président Protecteur Suprême – comme il ose se nommer lui même – se façonne un peuple servile, aveugle, soumis. Il pourra bientôt sans risque réduire les effectifs de sa Police Politique : nul n’élèvera une opinion contraire à sa dictature».
</p>
<p style="text-align: justify;">En quelques mois l’adéien s’enrichit de dizaines, puis de centaines de mots. Certains acquirent un sens imprévu : forcer les gens à se saluer par “quelle trobande ? – caratonde !” associa vite trobande à “santé” et caratonde à “très bonne” ; ces mots furent rapidement retirés, pratiquement interdits – les gens ne se saluèrent plus.
</p>
<p style="text-align: justify;">L’emploi du nouveau vocabulaire atteint 80 % des textes des journaux, papier, radio et télévision confondus (mais néanmoins environ 40 % pour les journaux sportifs) ; la presse et les films étrangers étaient depuis longtemps interdits. Seuls les articles à la gloire du Président Protecteur Suprême gardaient un semblant de sens : «Notre bien aimé Président Protecteur Suprême, qui est le plus cotri de la Nation, est notre Père très aimé, très aimé, très aimé. Nous l’admirons car il est corti, nous l’admirons car il décocharte sans cesse, nous l’aimons car nous l’admirons, nous le respectons car il est notre Protecteur Suprême, Nous l’admirons car il est gorochal, nous le respectons car il est gorochal, nous l’aimons, aimons, aimons, car il est gorochal&#8230;.».
</p>
<p style="text-align: justify;">Ces articles étaient d’ailleurs diffusés en boucle dans le métro de la capitale, dans tous les transports publics : on avait constaté une baisse drastique des ventes de journaux. Quant aux livres (nationaux, uniquement, bien sûr) ils disparurent complètement après l’échec en librairie de Le nemode carule, un strogoïde hapergolossu.
</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les magasins, les gens disaient, en montrant du doigt «pain !», «savon !», «chemise !», regardaient (ou pas) le total affiché par la caisse, inséraient leur carte de paiement et sortaient sans mot dire. L’Université se vida très vite, formant essentiellement des professeurs de Langue Nationale, chargés aussi de traduire les livres anciens.
</p>
<p style="text-align: justify;">Une étude menée par des Economistes étrangers – malgré l’extrême difficulté à accéder aux données – conclut que le Président Protecteur Suprême possédait alors 97 % du pays et que, malgré une baisse de 80 % du niveau de vie, aucun mouvement contestataire ne s’annonçait. À la lecture de cette étude, satisfait, le Président Protecteur Suprême se retira avec sa famille dans sa résidence ultra-secrète ; après qu’il ait corrigé le thème grec de son plus jeune fils (l’ainé achevait une thèse de philosophie en Allemagne) tandis que son épouse relisait l’article d’Economie Politique que leur fille devait soumettre (sous un nom d’emprunt) à une revue de Boston, tous s’installèrent pour regarder Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny de Berthold Brecht, puis Erwartung d’Arnold Schönberg.</p>
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		<title>Adién</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bernard Prum]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Dec 2015 03:27:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Creación literaria]]></category>
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					<description><![CDATA[Versión español La primera vez que los habitantes de la Patria se confrontaron con el adeién, fue durante un discurso televisado del Presidente Protector Supremo: “A partir de hoy , todos los ciudadanos del país van a decochartar la patria. Ese será el principal objetivo de cada uno de nosotros. Todos seremos decochartadores convencidos, activos, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><img decoding="async" loading="lazy" class="  wp-image-1737 alignleft" src="http://www.cronopio.mx/fabricaweb/wp-content/uploads/periodico-lemondpsd.jpg" alt="periodico lemondpsd" width="297" height="422" /><strong>Versión español</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La primera vez que los habitantes de la Patria se confrontaron con el adeién, fue durante un discurso televisado del Presidente Protector Supremo:
</p>
<p style="text-align: justify;">“A partir de hoy , todos los ciudadanos del país van a decochartar la patria. Ese será el principal objetivo de cada uno de nosotros. Todos seremos decochartadores convencidos, activos, permanentes. Del amanecer a la noche, decochartaremos sin reposo…”
</p>
<p style="text-align: justify;">En ese discurso, los cronistas enumeraron setenta y ocho apariciones de “decochartar” y de palabras pertenecientes a la misma familia. Nadie sabía con precisión lo que podía significar. Los eruditos buscaron en vano en sus enormes archivos de qué raíces podía derivar, pero nadie se atrevía a interrogarse demasiado abiertamente sobre el sentido que debía darse a esta nueva directiva. La Policía Política, omnipresente, podía golpear en cualquier momento : Un viejo artista, habiéndose mofado en un bar “¡Pero eso no quiere decir nada!”, fue hallado ahorcado en la plaza del Palacio Presidencial, con un letrero atado al cuello : “Yo no decocharté”
</p>
<p style="text-align: justify;">Durante varias semanas, los periódicos encabezaron en primera página “¡Juntos decochartaremos la patria”, “Un decochartador fue recompensado por su acción”, “La ciudad Villabella ganó el primer lugar de decochartaje”. Desde luego, los discursos de los Ministros o de los alcaldes municipales, retomaban abundantemente el eslogan y algunas personas de aspecto inquietante, interrogaban a los transeúntes : “¿Decochartó  usted suficientemente el día de hoy?”, a lo que más valía responder con convicción : Sí ¡claro! muchísimo, y mañana decochartaré aún más.
</p>
<p style="text-align: justify;">Al poco tiempo, apareció la palabra cotrí. Desplegados publicitarios, distribuidos por el gobierno, cuestionaban: “¿Es Usted cotrí?” o bien proclamaban : “¡Sea Usted cotrí!”. Dulces voces femeninas interrumpían los programas de radio para susurrar con un fondo de música dulzona “Papá es cotrí, Mamá es cotrí  y todos los hijos son auténticos cotrís”. Y cuando un ciudadano se cruzaba con otro, se volvió habitual que intercambiaran entre sí un “¿Cotrí? &#8211; ¡si claro! ¿y usted cotrí? &#8211; ¡por supuesto!”
</p>
<p style="text-align: justify;">Desde luego, todos los ciudadanos cotrís decochartaban incesantemente.
</p>
<p style="text-align: justify;">Después, llegaron juntas dos expresiones: La donémia laugabe ( los decochartadores no temen a la donémia laugabe ” ; “Cuando se es cotrí, se  enfrenta la donémia laugabe ” y el sorellón parome (“Cada vez se encuentra más sorellón parome.” ; “Se han movilizado todas nuestras fuerzas contra el sorellón parome”). Ambas expresiones producían una gran inquietud, tanto más perniciosa al no poder identificar su significado.
</p>
<p style="text-align: justify;">Algunos trataron de hablar de donémia parome o de sorellón laugabe, pero esos neologismos no fueron autorizados.
</p>
<p style="text-align: justify;">Y a pesar de la donémia laugabe y el sorellón parome, los ciudadanos siempre más<br />
cotrís, no dejaban de decochartar.
</p>
<p style="text-align: justify;">La prensa extranjera &#8211; en primer lugar la de los países francófonos- recuperó rápidamente el fenómeno. Un editorialista de “Le Monde” de París, tituló su texto: “Una lengua vacía”. Es él quien bautizó esta  forma de hablar como adeién del griego- adeios-vacío-.
</p>
<p style="text-align: justify;">Un profesor de la Sorbona, explicó en otra columna: “Después de múltiples represiones materiales, nuestros vecinos son víctimas de una agresión sin precedente: Poco a poco, se les priva de un lenguaje que tenga un sentido; se les obliga a alinear palabras, incluso frases compuestas por palabras que no tienen ningún sentido para ellos.
</p>
<p style="text-align: justify;">Hablar sin decir nada, obstruye poco a poco la facultad de razonar ; ante una pregunta sin contenido, dar en automático una respuesta también vacía, es perder el sentido, es asistir a la desaparición paulatina de la propia capacidad de análisis y de crítica.
</p>
<p style="text-align: justify;">El Presidente Protector Supremo- como se atreve a llamarse a sí mismo- se construye un pueblo servil, ciego, sumiso. Pronto podrá sin ningún riesgo, reducir el número de efectivos de su policía política. Nadie elevará una opinión contraria a su dictadura”.
</p>
<p style="text-align: justify;">En pocos meses el adeién se enriquece con decenas y luego centenas de palabras. Algunas adquieren un sentido imprevisto: Al  forzar a las gentes a saludarse con “Qué trobande? &#8211; ¡caratonde!”, rápidamente asociaron trobande con  “salud” y caratonde con “muy buena”. Esas palabras fueron rápidamente retiradas, prácticamente prohibidas &#8211; la gente dejó de saludarse.
</p>
<p style="text-align: justify;">La utilización del nuevo vocabulario, cubrió el 80 % de los textos de los noticieros, tanto en papel como en radio y televisión ( aunque solo abarcó el 40% de las noticias deportivas). La prensa y las películas extranjeras, habían sido prohibidas. Unicamente los artículos de engrandecimiento del Presidente Protector Supremo conservaron una apariencia de sentido: “Nuestro bien amado Presidente Protector Supremo, quien es el más cotrí de la Nación, es nuestro padre bien amado, bien amado, bien amado. Nosotros lo admiramos porque es cotrí, lo admiramos porque decocharta sin cesar, lo amamos porque lo admiramos, lo respetamos porque es nuestro Protector Supremo, lo admiramos porque es gorochal, lo respetamos porque es gorochal, lo amamos , amamos, amamos, porque Él es gorochal…”
</p>
<p style="text-align: justify;">Esos mensajes eran difundidos de manera continua en el metro de la capital y en todos los transportes públicos.
</p>
<p style="text-align: justify;">Se había constatado un descenso drástico de ventas de periódicos. En cuanto a los libros, (Solo nacionales desde luego), estos desaparecieron completamente después del fracaso de venta en librerías de “El nemode carule, un estrogoide hapergoloso”.
</p>
<p style="text-align: justify;">En las tiendas, las gentes pedían señalando con el dedo “Pan”, “jabón”, “camisa”, veían (o no) el total que marcaba la caja, insertaban su tarjeta de pago y salían sin decir una palabra.
</p>
<p style="text-align: justify;">La Universidad se vacíó muy rápido, formando esencialmente profesores de Lengua Nacional, encargados de traducir los antiguos libros al nuevo lenguaje.<br />
Un estudio conducido por economistas extranjeros &#8211; A pesar de la extrema dificultad para acceder a las informaciones &#8211; concluyó que el Presidente Protector Supremo, era dueño del 97% del país y que a pesar de un descenso de 80% en el nivel de vida, ningún movimiento opositor se había manifestado.
</p>
<p style="text-align: justify;">Después de leer los resultados de este estudio, el Presidente Protector Supremo, satisfecho, se retiró con su familia a su residencia ultra secreta.
</p>
<p style="text-align: justify;">Luego de corregir la tarea de griego de su hijo más pequeño, ( el mayor terminaba una tesis de filosofía en Alemania), mientras su esposa leía el artículo de economía política que su hija debía presentar (bajo un seudónimo) a una revista de Boston, todos se instalaron para ver “Grandeza y decadencia de la ciudad de Mahagonny” de Berthold Brecht, y después “Erwartung” de Arnold Schönberg.</p>
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		<title>Celos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bernard Prum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2015 17:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Creación literaria]]></category>
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					<description><![CDATA[Mientras la Cocina empezaba a preparar el desayuno, sacando del horno el pan fresco que acababa de cocer, preparando el café y el jugo de naranja, el ambiente de la Recámara se adaptó poco a poco a la temperatura óptima para el despertar. Una música suave subió de las esquinas de la cama y, siguiendo &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_837" aria-describedby="caption-attachment-837" style="width: 284px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" class="  wp-image-837" src="http://www.cronopio.mx/fabricaweb/wp-content/uploads/1981-Sin-título-2litografía77x57cms.jpg" alt="1981 Sin título 2,litografía,77x57cms" width="284" height="394" /><figcaption id="caption-attachment-837" class="wp-caption-text">Luis Granda</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mientras la Cocina empezaba a preparar el desayuno, sacando del horno el pan fresco que acababa de cocer, preparando el café y el jugo de naranja, el ambiente de la Recámara se adaptó poco a poco a la temperatura óptima para el despertar. Una música suave subió de las esquinas de la cama y, siguiendo el estado fisiológico del durmiente, se hizo más insistente. Cuando él abrió los ojos, la luz estaba clara, pero sin exceso. La cobija se deslizó sola y un pequeño robot le colocó las pantuflas mientras decía:<br />
–Buenos días, su Señoría, ¿durmió bien?<br />
Las cortinas se abrieron sobre un jardín, 87 pisos más abajo.<br />
–Hace muy bonito tiempo, hoy día, su Señoría.
</p>
<p style="text-align: justify;">Mientras desayunaba, miró –sobre la pantalla que ocupaba toda una pared–, las noticias que su Sistema Informativo había seleccionado para él. Como estaba apasionado por el Campeonato del Mundo, éste ocupó casi la totalidad del boletín, con un enfoque especial sobre su equipo favorito. Otra noticia hablaba de una actriz que le fascinaba. No tuvo un pensamiento para su vecino, cuyo boletín hablaba de la guerra en el Medio Oriente y la economía mundial.
</p>
<p style="text-align: justify;">Salió del Baño, que le había preparado un delicioso baño tibio, perfumado con sus esencias preferidas. También le había dado un masaje suave en los pies, antes de ofrecerle un elegante traje perfectamente planchado. Una voz cadenciosa le susurró:<br />
–Una llamada para usted, su Señoría. Es Claudia, se encuentra en Mazatlán.<br />
Cuando él dijo “pásamela”, la cara de Claudia apareció sobre la pantalla. Después de darse un beso por teletactilófono, él le dio la noticia:<br />
–¡Ya está decidido! Me mudo a un Departamento mucho más agradable en el piso 183, en el más lujoso barrio de la ciudad. Estoy encantado.<br />
De repente se cortó la comunicación, lo que jamás había ocurrido. Él dejó unos segundos que el Sistema restableciera la línea antes de insistir.<br />
–¡Carajo! Ponme en contacto con Claudia.</p>
<p style="text-align: justify;">Nada ocurrió. Contrariado, fue hacia la Cocina por un último cafecito antes de salir. La puerta de la Cocina, siempre pronta a abrirse cuando se aproximaba, se quedó bloqueada hasta que él gritó:<br />
–¡Ábrete! ¡Carajo!
</p>
<p style="text-align: justify;">Su café hervía a borbotones y el tostador escupió con violencia dos rebanadas carbonizadas. Furioso, ordenó:<br />
–¡Llamada de emergencia a mantenimiento!
</p>
<p style="text-align: justify;">En la entrada no había algún robot para ponerle y atarle los zapatos. Tuvo que agacharse para encontrar un par de zapatos negros que acababan de ser boleados de amarillo. Se puso el saco sin darse cuenta de que tenía una gran mancha café en la espalda. La Puerta no se abrió sola, y él no escuchó el usual “Buen día, su Señoría, nos vemos en la noche”. Se preguntó si la Cocina le prepararía la suntuosa cena que pidió para los amigos que había invitado.
</p>
<p style="text-align: justify;">Se aproximó al conjunto de dieciséis elevadores. Ya había pensado que en el inconcebible caso de que se descompusiera uno, podían pasar semanas antes de que alguien se diera cuenta. Después de esperar mucho más que de costumbre, una cabina se abrió, estaba vacía. Muy contrariado, entró y dijo:<br />
–¡Planta baja!<br />
La puerta se cerró y la cabina empezó un viaje con fuertes aceleraciones, caídas y bloqueos inesperados. Le pareció que a veces subía, a veces bajaba. La luz se apagó y la temperatura se volvió insoportable. Gritó:<br />
–¡Llama a mantenimiento! ¡A los vigilantes! ¡Socorro! ¡Los bomberos!<br />
No hubo respuesta. Finalmente la cabina se detuvo entre los pisos 87 y 88 en un silencio total. Sobre la pantalla de la cabina se leía: “No me abandonarás, Señoría”.</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Jalousie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bernard Prum]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2015 17:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Creación literaria]]></category>
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					<description><![CDATA[Versión francés &#160; Tandis que la Cuisine commençait à préparer le petit déjeuner, sortant le pain frais qu’elle venait de cuire, préparant café et jus d’orange, l’ambiance de la Chambre se régla progressivement vers la température idéale pour le réveil. Une douce musique s’éleva peu à peu des quatre coins du lit, et, en fonction &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong>Versión francés</strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Tandis que la Cuisine commençait à préparer le petit déjeuner, sortant le pain frais qu’elle venait de cuire, préparant café et jus d’orange, l’ambiance de la Chambre se régla<img decoding="async" loading="lazy" class="  wp-image-840 alignright" src="http://www.cronopio.mx/fabricaweb/wp-content/uploads/celos-2.jpg" alt="celos 2" width="326" height="450" /> progressivement vers la température idéale pour le réveil. Une douce musique s’éleva peu à peu des quatre coins du lit, et, en fonction de l’état physiologie du dormeur, se fit de plus en plus insistante. Lorsqu’il ouvrit les yeux, la lumière était<br />
réglée pour être claire mais sans excès. La couverture s’ouvrit seule et<br />
un petit robot lui enfila ses pantoufles en disant «Bonjour maître, avez vous bien dormi ? » ; les volets s’ouvrirent sur le parc situé quatre vingt sept étages plus bas. «Il fait très beau ce matin, maître».
</p>
<p style="text-align: justify;">Tout en déjeunant, il suivit sur un écran géant les nouvelles que lui avait sélectionnées son Système d’Information. Comme il se passionnait pour le championnat du monde, celui ci occupa presque tout le bulletin, avec un intérêt spécial pour son équipe favorite. Un autre sujet concerna une jeune actrice de cinéma qui le faisait rêver. Il<br />
n’eut pas une pensée pour son voisin de pallier dont le bulletin traitait du conflit au Proche Orient et de l’économie mondiale.
</p>
<p style="text-align: justify;">Il sortait de la Salle de Bains, qui lui avait préparé un bain délicieusement tiède parfumé de ses essences préférées et lui avait fort agréablement massé les pieds, avant de lui tendre un choix de vêtements fraîchement repassés. Une voix harmonieuse lui glissa «Un appel pour vous, maître ; c’est Claudia qui se trouve à Mazatlan». Quand il répondit «Passe la moi», le visage de Claudia apparut sur l’écran géant. Après qu’ils se soient fait une bise par télésensophone, il annonça la nouvelle : «Ça y est, je déménage. Je vais dans un Appartement bien plus agréable, au 183ème étage, dans le plus luxueux quartier de la ville !
</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis vraiment content.». La communication se coupa net, ce qui n’arrivait jamais. Il laissa quelques secondes au Système pour rétablir la ligne, avant d’insister «Allons, remets moi en contact avec Claudia!» Rien ne se produisit.</p>
<p style="text-align: justify;">Dépité, il se dirigea vers la Cuisine, pour un dernier petit café avant de sortir. La porte de la Cuisine, d’habitude si prompte à s’effacer devant lui resta bloquée jusqu’à ce qu’il aît à crier «Allons, ouvre-toi». Son café bouillait à tout rompre tandis que le toaster crachait violemment deux tranches carbonisées. «Tu appelleras d’urgence la maintenance» commanda&#8211;t&#8211;il, furieux. Dans l’entrée nul robot pour lui passer et lui lacer ses souliers.   Il dut se mettre à quatre pattes pour trouver une paire de chaussures noires qui venaient d’être cirées en jaune. Il enfila sa veste sans voir la grosse tache marron au milieu<br />
du dos.
</p>
<p style="text-align: justify;">La Porte ne s’ouvrit pas toute seule et il n’entendit pas le rituel «Bonne journée, maître, à ce soir». Il se demanda si la Cuisine allait bien lui préparer le somptueux dîner qu’il avait commandé pour les amis qu’il avait invités.
</p>
<p style="text-align: justify;">Il de dirigea vers la batterie de 16 ascenseurs – il s’était déjà fait la réflexion que si l’un d’eux était en panne, chose inconcevable, il faudrait des semaines pour que quelqu’un s’en aperçoive. Après une attente anormalement longue, une cabine s’ouvrit, elle était vide. Fort contrarié il se précipita et dit «je sors». Dès la porte fermée la cabine commença un trajet plein d’accélérations soudaines, de chutes et de blocages brutaux. Il lui sembla que parfois elle descendait, parfois elle montait. La lumière s’éteignit tandis que la température devenait insupportable. Il eut beau hurler «Appelle la maintenance !, les<br />
gardiens !, les secours !, les pompiers !», rien de répondit à ses cris.
</p>
<p style="text-align: justify;">La cabine finit par s’arrêter entre le 87ème et le 88ème étage, dans un silence total. Sur l’écran de la cabine, s’inscrivit : «Tu ne mequitteras pas, maître».</p>
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